La lumière est toujours au bout du chemin, affirme la sagesse populaire. En ce qui me concerne, la lumière n’a jamais cessé de m’accompagner au fil de mon parcours.
Lors de ma longue aventure dans l’univers de la joaillerie – l’âme du diamant est la lumière –, et à présent dans mon bonheur de peindre. Aujourd’hui, lorsque je me retrouve face à une toile blanche, lumière et couleurs se glissent dans mes pinceaux et m’invitent à de nouveaux voyages. Les terres chères à mon cœur, le Pays basque, la Martinique, mais aussi Paris, m’offrent leur beauté, leur singularité, leur majesté. En elles je puise mes principales sources d’inspiration, sans oublier quelques escapades dans le sillage des libellules, la géométrie abstraite ou les ondulations marines. Sur les tableaux présents dans ces pages, le monde végétal occupe une place privilégiée, peuplée de vert, de bleu, ponctuée de rouge et de jaune.
En cette fin d’une année qui fut pour moi source de fiertés inédites (expositions à New York et à Miami, mais aussi présence au Salon d’Automne, place de la Concorde), je retrouve le plaisir de perpétuer une belle histoire initiée il y a trois ans, celle d’une bourse d’étude créée en concertation avec la Haute École de Joaillerie (*). Je souhaite en effet continuer d’offrir un coup de pouce à de jeunes talents fréquentant cet établissement parisien prestigieux, installé rue du Louvre. Pour les aider à trouver leur lumière, toutes les sommes récoltées par la vente de mes toiles seront intégralement consacrées à cet objectif : qu’à leur tour, couleur rime avec bonheur.